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Linky : deux nouveaux rapports viennent nourrir le débat

Parus en décembre 2016, deux nouveaux rapports viennent nourrir le débat sur les nouveaux compteurs communicants.

Depuis un an, le Linky, nouveau compteur communicant en cours d'installation par le gestionnaire de réseau Enedis (ex-ERDF), a beaucoup fait parler de lui. En 2016, nous avions compilé une revue de presse sur le sujet et rédigé une note expliquant le positionnement d'Enercoop.

Ces compteurs permettront de réaliser à distance et de manière plus fine des opérations de relevé, de coupure ou de changement de puissance. Pour autant, la polémique demeure toujours vive pour certains consommateurs, inquiets à plusieurs et justes titres, de la poursuite de leur déploiement.

La publication de deux nouveaux rapports en décembre 2016 est venue alimenter la discussion :

  • le premier est publié par l'ANSES (Agence Nationale de SEcurité Sanitaire alimentation, environnement, travail) sur "L’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les « compteurs communicants», paru en décembre 2016 ;
  • le second est publié par le le CLER (Comité de Liaison Énergie Renouvelable) intitulé "Linky : un apport limité à la transition énergétique"

Sur les aspects sanitaires, les conclusions de l’ANSES et de l’ANFR (Agence nationale des fréquences) auraient tendance à minimiser les effets possibles sur la santé (ondes électro-magnétiques).

« En pratique, l’exposition spécifique liée à l’usage du CPL apparaît très faible et les transmissions sont brèves : moins d’une minute chaque nuit pour la collecte des informations de consommation et des impulsions périodiques de surveillance du réseau, d’une durée de l’ordre d’un dixième de seconde.

L’ANFR a également mesuré les niveaux des champs électromagnétiques émis par quelques équipements du quotidien (téléviseurs, lampes ou chargeurs) proches des niveaux mesurés pour le compteur. » (extrait du rapport du CLER)

Concernant l’utilisation des données, la CNIL a statué pour une interdiction de l’enregistrement par défaut des courbes de charge et de tension, celui-ci ne pouvant se faire qu’avec l’accord explicite du consommateur. « Cette décision qui rend inexploitable une grande partie des très nombreuses données générées par le compteur Linky oblige en outre le gestionnaire de réseau de distribution à installer ses propres capteurs – avec les coûts afférents qui seront supportés par les consommateurs » indique le CLER.

Les possibilités de refus sont toujours envisageables pour le moment, même si comme le soulève l’enquête de l'UFC - Que Choisir ? du 13 janvier 2016 : « à terme, un ancien compteur qui tombe en panne sera remplacé… par un Linky. »

Ce que pointe la note du CLER, c’est surtout une déception sur les bénéfices écologiques que devaient générer ce compteur nouvelle génération : la possibilité d’équilibrer le réseau en temps réel. Une technologie qui aurait pu être pensée plus collectivement avec les différents acteurs de l’énergie avant son déploiement généralisé.